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DANSE DE GRANDE FELICITE
Une biographie du Khenpo Tsultrim Gyamtso rimpoche
par Dzogchen Pönlop rimpoche
Chapitre 5
La pérégrination parmi les lieux retirés et les charniers ;
Suivant l'injonction de Lama Zopa Tarchinn, rimpoche alla à Lawa Droup Pouk, une cave de pratique proche de son lieu de naissance. On la connaît comme celle du siddha Lawapa (20), dont on dit qu'il y vola miraculeusement depuis l'Inde, pour s'y appliquer à sa pratique méditative. Dans cette cavité très isolée, plaisemment située, pendant la journée rimpoche pratiquait surtout le gourou-yoga de Padmasambhava, et [la lecture de] la vie de Milarépa, et il accomplissait avec diligence, la nuit durant, la pratique de Tchö.
L'autobiographie dit :

Ainsi pratiquais-je, sur l'injonction de mon gourou,
Dans une cave vide, isolée,
Béni du mahasiddha Lawapa.
Maintenant, bien qye ma jeunesse se soit enfuie
Ma félicité augmente.
Quand on pratique seul dans les grottes, la lecture encore et toujours de l'histoire de vie de Milarépa et ses chants de réalisation est importante…
Ainsi pratiquais-je, sur l'injonction de mon gourou,
Dans une cave vide, isolée,
Béni du mahasiddha Lawapa.
Maintenant, bien que ma jeunesse se soit enfuie
Ma félicité augmente.

Ce fut la première expérience de pratique solitaire dans une cave de mon gourou.
Une nuit durant la même retraite, rimpoche rêva. Un corbeau lui dérobait son coeur, et prenait la fuite le long d'une grande rivière qui coulait d'ouest en est. Non loin de la grotte où pratiquait rimpoche vivait un maître nommé Lama Rabdjor (21). Il était réputé possèder les pouvoir cognitifs les plus hauts, sous une forme inobstruée. Rimpoche alla le voir pour lui raconter son rêve, et lui parler de son attirance générale pour un voyage à Tsurphu. En réponse, le lama donna à rimpoche l'initiation de Vajrakilaya du cycle Sangtik (22), accompagnée de la prophétie que rimpoche allait se rendre au Tibet central.
Après cela, rimpoche pratiqua Vajrakilaya dans la grotte de retraite de Lawa, fit des offrandes, récita des prières d'aspiration puis se mit en route pour le Tibet central.
L'autobiographie dit :
Me languissant de rencontrer le glorieux Karmapa, l'incarnation de l'activité éveillée de tous les victorieux, et nourissant l'envie de recevoir de Drupön Tenzin rimpoche les profondes instructions orales des six dharmas, je me mis en route, solitaire, tel l'assoiffé à la recherche d'une source.
En chemin, rimpoche s'arrêta à divers sites de pèlerinages, faisant des prières d'aspiration pour que les enseignements de Bouddha fleurissent en s'étendant, et que les êtres en nombre illimité connaîssentt un jour joie et bonheur.
Il arriva enfin en bonne santé au glorieux Tsurphu Tölung (23), lieu béni depuis Dusoum Khyennpa jusqu'au XVIème Karmapa. On considère Tsurphu comme le suprême site sacré de l'esprit de Chakrasamvara. Pour en faire la louange, il chanta ce chant de vajra :
Namo!
Vous les trois joyaux, les trois racines, et les déités infinies,
Je vous tiendrais pour les refuges suprêmes dès aujourd'hui jusqu'à l'éveil.
Je vais maintenant faire la louange seulement des qualités
De ce lieu d'Akanishta, site sacré de l'esprit.

Du seigneur Dusoum Khyennpa
A Rigpai Dordje, le refuge sans leurre,
Ce suprême et glorieux site de l'esprit éveillé,
Akanishta, a été béni par les seize karmapas successifs.

Les rochers, ici, pourraient apparaître d'une matière solide,
Mais ils ne seraient que les sous-produits de pensées dualistes:
En réalité, ils sont l'apparence-vacuité, un mandala de déités.
Quand leur certitude de ceci sera devenue stable,
Tous ceux qui pratiquent ici
Parachèveront sans exception
Les excellentes qualités des terres et des chemins
Du grand secret, le vajrayana -
De cela, j'ai acquis la certitude.

Aussi, tous les karmapas
Assurément mettront en mouvement la roue du dharma en ce lieu.
Puissent les failles qui fendent ces rochers
Se remplir de disciples des enseignements du Karmapa!

Tels des abeilles dans un jardin de fleurs,
Puissent les croyants, hommes et femmes, de ce monde
Pérégriner parmi ces retraites, loin de tout.
Puisse leur renommée remplir le monde,
Et puissent les cœurs fidèles resplendir de lumière!
Réfléchissant sur les excellentes qualités de ce lieu d'Akanishta, un suprême lieu sacré de l'esprit éveillé, je posais ces mots sur une mélodie et m'appliquais avec diligence au gourou-yoga du glorieux Karmapa.

A Tsurphu, de concert avec l'assemblée de nombreux fidèles, rimpoche assista à l'accomplissement par le Karmapa de la cérémonie de la Précieuse Coiffe noire, qui libère par sa vue.
L'autobiographie dit :
Déjà, à cette époque j'avais la conviction ferme que ce n'est pas la coiffe qui bénit le Karmapa, mais le Karmapa qui bénit la coiffe. Aussi je faisais mentalement la requête des initiations du corps, de la parole et de l'esprit du gourou, et imaginait avec confiance que je recevais les initiations du corps éveillé, de la parole éveillée et de l'esprit éveillée. En général, la précieuse coiffe qui libère par sa vue est une chose merveilleuse ; ce n'est cependant qu'un exemple de la sagesse spontanément manifestée du Karmapa. J'avais confiance en ce que la vraie 'coiffe' de sagesse du Karmapa demeure inséparable des émanations sucessives du Karmapa et ai apprécié [depuis] la bonne fortune qui était mienne d'être capable de cette confiance.
J'ai toujous eu le sentiment que cette coiffe symbolique est quelque chose que le karmapa utilise pour ceux de ses disciples qui n'ont pas la capacité de de voir sa coiffe de sagesse naturellement apparue. C'est un karmapa seul, quelque soit sa réincarnation, qui est capable de produire une coiffe [telle que l'exemplarise celle] de nature symbolique.
Plus tard, rimpoche se rendit au grand champ charnier de Tsurphu, où il pratiqua à l'endroit puis en sens inversé la méditation sur les douze connections interdépendantes. Il visita ensuite la grotte de pratique du IXème Karmapa, la Grotte de Kyimo (24), celle du seigneur Repa chenpo (25) où il médita, et d'autres sites, où dans chacun il médita.
Une grande inspiration se développa en lui, celle de faire requête des instructions de pointage du Mahamudra auprès du glorieux seigneur vainqueur, le Karmapa Rangjung Rigpaï Dordje. Il demanda un audience par le canal d'un de ses attendants personnels et fut immédiatement introduit dans la présence du Karmapa.
"Qu'est l'essence de ton esprit?" me demanda t'il sitôt introduit..
Sur le champ mon esprit devint libre de pensées, et, pour un bref moment, je ne sus plus parler. Enfin, je répondis : "Quand j'analyse mon esprit, je ne peux le trouver, mais, au repos, il es clarté."
Karmapa rit, dit :
"Et oui, c'est cela.
                           Tous les objets sont apparence-vacuité inséparables.
                           Tous les état mentaux sont clarté-vacuité inséparables.
                           Tous les ressentis sont félicité-vacuité inséparables.
C'est ainsi qu'ils sont réellement ; identifies les en tant que tels."
Pendant un moment, par la grâce de mon gourou, mon esprit à nouveau fut libre des pensées et je restais assis en silence. Il me fixa, puis rajouta: "Pratique ceci dans une grotte."
Je retournais dans ma grotte de pratique encore une fois, réfléchissant sur le sens de ces mots de manière répétée. J'acquis la conviction qu'aussi brefs fussent-ils, ils possédaient un sens vaste et profond. Contemplant depuis le jour où je les ai reçues, ces profondes instructions orales jusqu'à aujourd'hui, j'ai fini par comprendre qu'elles contenaient les profonds points de vue essentiels de la vue de tous les soûtras et tantras.
L'autobiographie se poursuit par l'élucidation sous la forme d'un chant de réalisation étendu, par rimpoche, de l'intention de sagesse de ces trois lignes d'instructions de pointage du seigneur des vainqueurs.

C'est aussi durant cette période que rimpoche rencontra Drupön Tenzinn rimpoche. Suivant une partie de l'histoire de vie de celui-ci, l'autobiographie établit les points suivants :
Entrant en retraite de trois ans, il commencça par compléter celle-ci au monastère de Dilyak. Ensuite il pratiqua pour de longues périodes dans les grottes de vallées sous-peuplées, comme Yoptok. Le vénérable lama Zotar me parla à plusieurs reprises des signes merveilleux et miraculeux qui s'élevèrent dans la pratique de Drupön Tenzinn durant cette période. A nouveau, Drupön Tenzinn retourna au monastère de Dillyak, où il servit comme maître de retraite (drupön = sdrup dpon). Parmi les nombreux yogis au libre-agir, qu'il guida, l'un des plus avancés était Lama Zotar. Après avoir rendu service à deux reprises comme maître de retraite, Drupön Tenzinn rimpoche alla en pèlerinage dans le style d'un yogi de libre-agir, visitant tous les sites majeurs sacrés du Tibet, inclus le Mont Kaïlash. Il termina son pèlerinage par le glorieux Tölung Tsurphu. Le seigneur des vainqueurs, Karmapa, sachant que Drupön Tenzinn possèdait les transmissions suprêmes du Mahamudra et les Six Dharmas, en requit et reçut les instructions orales ainsi que d'autres enseignements. Le Karmapa le pria de resta en résidence permanente à Tsurphu, et ainsi fit-il. [...]Bien qu'il se trouva dans la position rare d'être l'enseignant qui avait offert les profondes instructions des Six Dharmas au seigneur des vainqueurs, le glorieux Karmapa, Rangdjung Dordje, il évitait tout air de grandeur et s'en tenait aux manières d'un yogi au libre-agir.
De Drupön Tenzinn rimpoche, sur le mode d'une transmission d'expérience, rimpoche reçut, d'une manière parfaitement complète, les profondes instructions-guides du Chemin de la méthode, les Six Dharmas de Naropa. Les Six Dharmas sont l'essence des enseignements du glorieux Naropa, sur le profond stage de complétion de la plus haute classe de tantra du mantra secret. Ils étaient aussi la pratique principale du seigneur Naropa. Après avoir reçu la transmission, rimpoche mena à terme leur pratique, en s'y adonnant jour et nuit sans pause, dans la grotte de pratique de Gyelwa Gangpa.
Ensuite rimpoche reçut les profondes instructions de Chü Len (26) - l'Extraction de la vitalité de l'espace -, les pratiqua dans la grotte du seigneur Repa Chenpo. Pendant qu'il était en retraite, Drupön Tenzinn le soutint avec une grande bonté aimante. Les deux sœurs de Drupön Tenzinn, qui vivaient à Tsurphu, le soutenaient aussi, et servant d'attendantes de retraite de rimpoche, lui fournissaient provision, etc.
Après avoir poursuivi sa pratique pour un certain temps, il offrit sa réalisation à Drupön Tenzinn et ils engagèrent un dialogue. Ceci contribua beaucoup à développer la perspective de rimpoche, embelissant son sens de la foi, du respect et de l'appréciation du gourou. Il chanta ce chant de joie.
Grâce aux instructions orales du bon gourou,
Qui est inséparable de Vajradhara,
Je mange la nourriture de l'espace vide ;
Je m'assied sur le siège du sol vide.

Plaçant ma confiance dans les falaises et les rocs,
Je n'ai besoin ni d'oreiller ni de pyjama :
Par la grâce des siddhas ancestraux,
Je ne suis pas troublé par les pensées sur le passé ;
Je ne pense pas aux problèmes du futur.

Je sais comment demeurer dans la lumineuse présence elle-même,
Naturellement installé, et détendu.
Sa gentillesse est telle qu'on ne peut en retourner une semblable au gourou.
Aussi, je fais cette prière d'aspiration :
Puissè-je au cours de mes naissances et de mes vies
Parfaitement exaucer les souhaits du gourou.
Puissè-je bénéficier les êtres et les enseignements,
Et puissent les bons signes abonder
Qui annonçent que les deux bénéfices seront accomplis!
Selon le commandement de Drupön Tenzin Rimpoche, Rimpoche passa sept nuits dans le charnier de Tsurphu dont on dit qu'il est identique en caractère au Charnier Sitavana (27). Durant la nuit, Rimpoche s’immergeait secrètement dans les pratiques du Chö, méditation analytique sur les deux types de non-soi, les yogas de bonté aimante, compassion et autres méditations. Durant le jour, dans sa grotte de pratique, il s’engageait dans l’écoute, la contemplation et la méditation basées sur la vie de Machik Labdrön.
Ayant terminé cette retraite, il demeura pour les quelques semaines suivantes, tel que lui en faisait l'injonction son gourou, dans le charnier de Tsurphu, mais cette fois-ci, il resta à proximité d’un gros rocher dans le dépositoire, où il érigea une tente à partir de lambeaux de vêtements ôtés aux cadavres pour sa toile, attachés ensemble avec la corde servant à les ligoter. Dans cet environnement, Rimpoché pratiqua l’authentique dharma du Chö qui coupe à travers les illusions de Mara, nuit et jour sans interruption. Il coupa la racine de la fixation sur un soi et d’excellents signes d’expérience se manifestèrent dans son esprit. Il accomplit aussi le ganachakra de la profonde conduite yogique. À cause de tout cela, la population en vint à le surnommer avec naturel, 'l’homme du charnier' ou 'le lama du charnier'. De cette façon et d'autres encore, l’héritage de Rimpoche était similaire aux histoires de vies des siddhas d’antan. En ce temps là, un groupe de nonnes du monastère de Jindo à Nyemo et de Drolma Pouk (28) était arrivé à Tsurphu où elles rencontrèrent rimpoche pour la première fois. Bien qu’elles l'aient invité à Nyemo, celui-ci refusa leur requête.
Quelque temps plus tard, avec la permission de Drupön Tenzin rimpoche, rimpoche décida d’entreprendre un pèlerinage en la noble terre de l’Inde. La première place qu’il visita après son départ de Tsurphu fut Nyemo, l’endroit même où se situait le monastère de Jindo. Cependant, il n’entra pas dans le monastère proprement dit ; au lieu de ceci, il resta pendant trois jours dans le charnier à proximité.
Finalement, après que les nonnes l’eurent supplié à multiples reprises de les accepter comme étudiantes, il acquiesça, se rendit au monastère et leur octroya les enseignements des préliminaires du Mahamoudra, la sadhana intitulée «L’accomplissement du royaume de grande félicité (29)» et d’autres dharmas.
Après cela, rimpoche se rendit aux grottes où avait pratiqué Berotsana, le Roi des traducteurs, et à celle de Kugom Chökyi Senge (30), le disciple de cœur de Machik Labdrön. Une foi intense surgit dans l’esprit de rimpoche et il émit des chants d'invocations tel que le suivant :
 
Je supplie les gourous de la lignée du Chö,
Je supplie Machik Lab Kyi Drön,
Je supplie Kugom Chökyi Senge :
Bénissez-moi afin que mon attachement aux activités de cette vie,
Les apparences trompeuses des tendances habituelles,
Soient inversées en leurs profondeurs.
Puis, il traversa le pont en fer construit par le siddha Thangtong Gyalpo (31). Il pratiqua ensuite dans une grande maison abandonnée à Jako, ainsi que dans les trois charniers de Nyangpo, Khashor Shawari Gong et Kargung. Sur tous ces sites, rimpoche s’appliquait à rechercher la citadelle du Chö. De nombreuses expériences déchirantes et miraculeuses s'ensuivirent. Rimpoche transforma toutes celles-ci en aides à l'enrichissement de sa pratique. Ces expériences, de plus, rendirent manifeste la prajna qui réalise l’absence de soi, la vraie nature de la réalité. La dextérité de ses réalisations allant croissante, il prit le dessus sur les apparences fallacieuses.
À la suite de cela, rimpoche pratiqua dans deux grands sites sacrés de Yeshe Tsogyal : les grottes de Jomo Kharak et de Jomo Drösa. De nouveau, il retourna au monastère de Jindo à Nyemo et fit ses derniers préparatifs pour partir en Inde. Les nonnes firent plusieurs requêtes afin d’accompagner rimpoche dans son pèlerinage et, finalement, il leur en accorda la permission. Ainsi,l’année du deux-mille cinq centième anniversaire de la mort du Bouddha -selon l’école Theravada-, rimpoche et sa suite se rendirent aux Quatre Grands Lieux sacrés(32) et autres destinations de pèlerinage. Les nonnes (aujourd’hui assez âgées) qui voyageaient avec rimpoche en ce temps-là ont partagé verbalement de nombreux récits et faits miraculeux qui se sont produits durant leur pèlerinage. Afin de ne pas rendre trop long le présent ouvrage, je n’écrirai pas davantage sur ce sujet. Enfin, rimpoche et sa suite retournèrent en sécurité et en bonne santé à Nyemo.
Après quoi, il repartit seul pour une retraite stricte solitaire dans une grotte isolée appelée Drolma, site sacré béni par le siddha Nyemowa (33). En 1959, un changement d’époque souffla sur le Tibet. Cette année-là, rimpoche sortit de retraite et avec l’aide de ses nonnes disciples, ils traversèrent le Bhoutan jusqu’en Inde, où ils arrivèrent en tant que réfugiés. (27).
Notes de ce chapitres 5
20 lva ba sgrub phug.
21 bLama rab 'byor
22 gsang thig snying po, cycle de terma du grand révélateur de trésor, Chokgyur Lingpa (mchog gyur gling pa, 1829-1870).
23 Tölung (stod lung, lit. « la vallée supérieure ») est une référence de localisation pour le monastère de Tsurphu (mTshur phu), Tölung Dechen Dzong (sTod lung bde chen rdzong), « Forteresse de grande félicité de la vallée supérieure ».
24 skyid mo phug.
25 « Grand Répa » fait référence à Tashi Paljor (bKra shis dpal ’byor, 1457- 1525), première incarnation de Sangye Nyenpa (Sangs gyas mnyan pa) et principal gourou du huitième Karmapa, Mikyö Dorje.
26 nam mkha’i bcud len.
27 bsil ba tshal, célèbre charnier dans la province actuelle du Bihar en Inde.
28 sByin mdo mgon à sNye mo et sGrol ma phug.
29 bDe chen zhing sgrub.
30 Khu sgom chos kyi seng ge.
31 Thang stong rgyal po, 1361-1485, adepte très célèbre de la méditation, ingénieur et artiste. Voir King of the Empty Plain: The Tibetan Iron Bridge Builder Tangtong Gyalpo de Cyrus Stearns (Snow Lion Publications, 2007).
32 Les quatre grands sites sacrés sont les sites de la naissance, de l’illumination, du premier tour de roue du dharma et du passage dans le parinirvāńa du bouddha, correspondant dans cet ordre à Lumbini, Bodhgaya, Varanasi et Kushinagar.
33 sNye mo ba, aussi connu sous le nom de Nyemowa Samten Phuntsok (sNye mo ba bsam gtan phun tshogs), est un maître de la tradition Drikung Kagyü (The Life of Shabkar: the Autobiography of a Tibetan Yogin, traduit par Matthieu Ricard, Snow Lion Publications, 2001, p. 346, n. 65.)