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Les Dix-huit Joies du Yogi (v.3)

(Partie A)  Hommage à l'authentique lama,
Mon mérite seul me l'envoya.
Lama, tu sus prophétiser
Qu’un jour je serais arrivé
A Mön Yul, chartreuse du bonheur
Aux monts boisés,  contrée aux fleurs
Qui en de chatoyants tapis
Pavent les pentes des prairies.
Au cœur de la sylve ondoyante
Bandhars, langours sont là, jouant.
Là, chacun des nombreux patois
D’oiseaux fait  entendre sa voix.
Et l'on voit les abeilles qui volent
En essaims qui dansent et ondulent.
Eté, hiver,  tombent les pluies,
L'arc-en-ciel déploie jour et nuit (1)
Ses couleurs. Aux automnes, printemps,
Les brumes tissent leurs épais bancs.
Voilà la sorte de désert
Où moi-même, le neldjorpa,  (2)
Dont le nom est Milarépa,
Je reste relaxé en la claire
Lumière, car j'y peux méditer
Sur l'esprit et sa vacuité.
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(Partie B) Les pensées s'élèvent, incessantes,
Ca me va comme ça, ça me va comme ça.
Tout à fait haut ou bien au fond, (3)
Ca me va comme ça, ça me va comme ça.
Dans cette forme  née sans vil karma
Ca me va comme ça, ça me va comme ça. (4)
Toujours variés, les obstacles
s' amoncèlent, ça me va comme ça.

Quand les visions terribles augmentent,
Ca me va comme ça, ça me va comme ça.
Eternel, libre de naitre, mourir,
Et des passions, je me sens bien.
Les démons m’abreuvent de sarcasmes,
Ca me va comme ça, ça me va comme ça.
Je n'ai pas l'ombre d'une maladie,
Ca me va comme ça, ça me va comme ça.
Je cours, je saute, telle est ma danse! (5)
Joie, de ma bouche, naît un trésor
D'hymnes spontanés dont les mots,
Mélodieuse cantate des abeilles,
Se mêlent, divin bourdonnement.  (6)
J'ai l'assurance (7)  du possesseur
D’un esprit capable (8), bonheur!   
Quelle joie plus grande que celle qui naît (9)
De par sa propre dynamique.
Multiple est donc ce qui s'élève, (10)
Ca me va comme ça, ça me va comme ça. (bis)
Jeunes filles de foi (11),  qui vinrent là,
Pour rencontrer ce neldjorpa.
Mes expériences  me sont liesse,
Pour vous elles seront ma largesse!